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Déguisé en allemand !
Les Alliés sont obnubilés par la présence des dépôts de matériels pour les fusées V-1. Nucourt, St Leu, mais aussi le Bois de Cassan à l’Isle Adam. La Résistance locale reçu l’ordre de Londres de se renseigner de visu sur le site. Jacques Meyer se souvient : « Je fût désigné pour escorter un agent sur le dépôt car je parlais allemand. Ayant mes entrées à la direction de l’OT au château de Brécourt à Labbeville, muni d’un précieux Ausweis, j’y récupérais un uniforme de sous officier allemand. Ainsi, on pénétra inaperçus sur le dépôt de Cassan où s’activaient des centaines d’ouvriers. A chaque rencontre, j’invectivais copieusement en allemand mon compagnon, l’air d’un contremaître très préoccupé et mécontent de l’avancée des travaux. L’agent notait tout dans sa tête puis rédigea un rapport qui fût transmit. Je me souvient parfaitement d’y avoir vu des cônes pour les fusées V-1, les pièces venaient du dépôt de St Leu semble t-il »
Récupération de pilotes
Jacques Meyer témoigne encore. « Courant août 44 je me trouvais en mission d’observation de la base de Cormeilles en Vexin. Depuis les hauteurs de Grisy les Plâtres je pouvais distinguer les mouvements allemands, il y avait encore quelques bombardiers. Soudain quatre chasseurs américains fondent sur les pistes et les avions parqués. Plusieurs prennent feu, la DCA réplique, un P-47 est touché, le pilote saute. Je fonce avec ma moto pour le récupérer au plus vite avant les Allemands. J’arrive alors qu’il vient de se poser. On cache vite fait le pépin et je lui passe une combinaison de travail que j’avais toujours sur moi dans cette éventualité. On file en direction de Haravilliers, en bas d’une côte deux Feldgendarmes me font signe de stopper. Je fais mine de m’arrêter alors que les deux allemands remettent l’arme à l’épaule, des mitraillettes Sten je me souvient bien. Je remet les gas et passe entre les deux.
Le temps qu’ils répliquent j’étais déjà à cinquante mètres. Mon pilote américain plein d’angoisse on le comprend, me serrait la taille à m’étouffer alors que les balles sifflent. Du côté de Haravilliers je tombe sur la Traction Citröen du chef FFI Legrand avec ses deux gardes du corps. Je leurs remet le pilote, ils vont s’en occuper, pas la peine d’en savoir plus » |
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